Objets du thé japonais, le choix des plus belles pièces

Les objets et accessoires sont indispensables à la vraie dégustation du thé vert japonais.Aussi la Maison de thé japonais Jugetsudo a-t-elle sélectionné pour sa clientèle des petits chefs-d’œuvre produits dans les différentes régions du Japon : poteries Arita et Imari (Saga), Kutani (Ishikawa), Tokonamé (Aichi), Kiyomizu (Kyoto) et forge Yamagata (Yamagata). Le Japon nous étonne depuis des siècles par la beauté de sa production céramique, la simplicité étonnamment moderne dès l’origine de ses lignes, les matières fines et parfaites, comme la porcelaine d’Imari-Arita, dont la manufacture de Limoges s’est inspirée, ou plus « nature ». Rappelons-nous le merveilleux potier des Contes de la nuit vague après la pluie, du grand cinéaste Kenji Mizoguchi, son ravissement devant les pièces au sortir du four bricolé, le voyage pour les vendre et toutes les aventures qui s’ensuivent.

objet théRecherchons les mêmes sensations devant la sélection présentée en permanence dans la maison de thé japonais Jugetsudo : plus de 200 accessoires de thé qui feront partie de cette collection : théières, tasses, bols à matcha, boîtes à pâtisserie, boîtes à thé et ustensiles pour la préparation du thé. 

Des expositions à thème d’objets viendront compléter cette collection.
Enfin, Jugetsudo ne manquera pas de conseiller sa clientèle pour les achats d’objets et d’ustensiles, selon les thés choisis et les circonstances de dégustation (saison, consommation quotidienne, réceptions…).
Nous proposons les objets de thé parmi les plus célèbres objets d’art japonais produits dans les différents régions du Japon.

 

1. La céramique Tôsaï à Kyoto

logoLe four Tôsaï est fondé en 1919 au pied du Mont Otowa à Kiyomizu, dans l’est de Kyoto.
La vaisselle japonaise est connue pour sa grande variété de formes et la diversité de ses motifs. La céramique de Tôsaï a voulu inventer un design adapté aux temps modernes, mais qui restât d’esprit et d’esthétique japonais. Toutes les pièces sont produites à la main par des ouvriers expérimentés, dans les ateliers de Kiyomizu Chawan-zaka.
Les Japonais, on le sait, sont très attentifs et sensibles au changement des saisons. Une tradition particulièrement observée à Kyoto recommande de dresser la table avec une vaisselle de saison.  Au printemps la fleur de cerisier est le motif omniprésent. Les kimonos et la vaisselle qu’on emploie à cette époque sont volontiers ornés de cerisiers.En été, quand il s’agit d’oublier un peu l’accablante chaleur, on se servira volontiers de vaisselles à motifs d’eaux courantes et de vagues…En automne les plats et les assiettes s’ornent de feuilles rouges et dorées, de chrysanthèmes etc.La vaisselle d’été est le plus souvent de formes plates et basses ; en hiver elles sont plus hautes et plus rondes, en sorte de garder mieux les mets au chaud, et d’exprimer le recueillement dans la chaleur du foyer. Lors des fêtes du nouvel an on utilise souvent de la vaisselle ornée des trois arbres associés traditionnellement à l’idée du bonheur (pin, bambou et prunier).

          Atelier Tosai          Atelier Tosai

 

Conseils d’utilisation de la céramique japonaise

  •  Avant l’utilisation d’une céramique à couverte craquelée, plongez-la quelques minutes dans de l’eau claire, pour éviter que de la saleté n’entre dans les fissures. Toujours bien sécher les pièces avant de les ranger.
  •  Ne jamais mettre de pièces à décor d’or ou d’argent dans le micro-onde.

céramique

2. Jinembo Nakagawa, céramiste à Karatsu

Karatsu est une localité située dans le département de Saga, sur l’île de Kyushu. C’était jadis un important port de commerce. Entre le XIIIe et le XVIe siècle on y importa et imita les techniques de la céramique coréenne.L’histoire est longue de la faïence de Karatsu. Son début véritable remonte au XVIe siècle. La production locale devait commencer par de la poterie utilitaire, comme la fabrication des jarres et celle de la vaisselle ordinaire. Sans doute la faïence de Karatsu séduisit-elle certaines écoles de cérémonie du thé, par la simplicité et la sobriété de son style ; c’est ainsi que Karatsu se mit à produire des bols et d’autres accessoires de la cérémonie du thé.  Jinembo Nakagawa a fondé à Karatsu en 1982 son four haut de style waritake.De l’avis des connaisseurs, cet artiste a su renouer avec le style primitif de Karatsu, à la fois sobre et large.

       Atelier Jinenbo        Four jinembo        Assiette carrée karatsu

3. Kikuchi Hojudo, métier de fontes à Yamagata

theillere

Théière en fonte WAZUQU. WAZUQU est une prestigieuse marque de fontes japonaises dont la fabrication traditionnelle remonte à 1604 dans la région du nord du Japon, Yamgata. Le théière Fuku est conçu par Ken OKUYAMA, grand designer de Ferrari Enzo, Maserati Quattro Porte, Porsche... Forme intérieur optimisée pour une infusion efficace. 30% plus légère qu’une theière classique en fonte. Triple couche d’émail garantissant une grande résistance. Avec Bec verseur anti-gouttes.

 

 

 

4. Le four Oyamaji

Le four Oyamaji appartient à l’école de Takeo Kokaratsu. L’histoire de cette école remonte à l’ère Momoyama (XVIème siècle). Le four fut fondé par le seigneur de Takeo et la fabrication s'est perpétuée jusqu’au XVIIème siècle. Shigenari Oribe Furuta, seigneur et grand amateur de l'art du thé, a passé par là lors de la guerre contre la Chine ; il devait laisser trace de son influence sur la céramique de Karatsu. Le four Oyamaji a subi lui aussi cette influence ; il laissa de nombreuses œuvres exécutées dans la manière Oribe. Rouvert en 1968, l’actuel four Oyamaji produit des céramiques selon des  techniques nouvelles, telles que la teinture exécutée avec le papier traditionnel japonais.
Quelle est cette technique ?On pose le papier traditionnel absorbant sur la céramique cuite et on laisse ce fin buvard absorber la peinture. La forme du papier passe ainsi en réserve sur le biscuit. On rajoute ensuite au pinceau des décors variés.

               Four Oyamaji           Four Oyamaji          Tasse Oyamaji

 

5. Nosaku, laque de Kanazawa

objet laqué

La laque japonaise est un art traditionnel connu du monde entier, d’une beauté indémodable. Celle de Kanazawa a prospéré du XVIe au XIXe siècles dans la province de Kaga, un des grands fiefs du Japon d’ancien régime. Elle a connu pendant cette période une évolution constante et fut largement exportée, en dépit de la fermeture du Japon au monde extérieur à cette époque. Marie-Antoinette, par exemple, eut dans son mobilier des objets en laque de Kanazawa. 
La manufacture Nôsaku fut fondée en 1780 à Kanazawa ; elle fabrique depuis sept générations des objets laqués de qualité et contribue ainsi à la diffusion de l’art de la laque dans le monde. 

 

6. Seikado, artisanat en étain à Kyoto

objet étainFondée à Kyôto en 1838 durant la période d’Edo, Seikado est aujourd’hui le seul atelier spécialisé dans l’artisanat en étain au Japon. L’actuel héritier, le 7ème de la lignée, se consacre à la fabrication d’objets artisanaux en étain ainsi qu’à l’organisation d’expositions présentant une grande variété d’objets en métal. La galerie présente aussi des artisans contemporains (les expositions sont temporaires).Bien qu’autrefois, l’artisanat en étain de Kyôto n’était accessible qu’aux classes supérieures, nous avons tout fait pour créer des objets qui soient à la fois respectueux de la tradition et ancrés dans la modernité. Lorsque vous nous rendrez visite, vous pourrez faire l’expérience d’un tel mariage entre l’ancien et le nouveau qui caractérise si bien la beauté japonaise. 
La rue Teramachi où se trouve Seikado, comme le laisse deviner son nom (“tera” signifie temple), se caractérise par un grand nombre de bâtiments religieux, comme les temples et les sanctuaires. C’est pourquoi lorsque Seikado a été fondé, ses artisans créaient principalement des objets religieux en étain. On peut d’ailleurs encore aujourd’hui avoir le plaisir de les admirer dans des sanctuaires des quatre coins du Japon ou lors du festival de Gion. Par ailleurs, le Palais impérial se trouvant juste à côté, les coupes de saké en étain fabriquées à l’atelier étaient autrefois très réputées parmi les nobles.Il existe aussi toute une tradition liée au thé à Kyôto. Les services à thé en étain fabriqués dans notre atelier sont essentiels à toute bonne cérémonie du thé. Les objets que nous fabriquons sont d’une grande variété. Nous proposons aussi bien des objets utilitaires que des objets décoratifs et artistiques pour la fabrication desquels nous utilisons non seulement l’étain mais aussi l’argent et le cuivre.

   

 7. Céramique Tokonamé


Tokoname est spécialisée dans l'art de la céramique et particulièrement connue pour la théière en terre cuite. Tokoname est le plus ancien et le plus important des six anciens centres de poteries du Japon 2avec Shigaraki, Bizen, Tanba, Echizen et Seto. On y produit de la céramique depuis la fin de l'époque Heian (11e siècle), et on retrouve des traces de ces productions à Kamakura ou sur la côte nord de Honshū
Le four Hokujo est situé dans la ville de Tokonamé. L’actuel four Hokujo est dirigé par le maître artisan Shimizu Genji.

          Genji Shimizu          Ensemble Tokoname